Les NABIS et le décor au Musée du Luxembourg
Автор: Patricia Carles
Загружено: 2019-04-27
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Véritables pionniers du décor moderne, Bonnard, Vuillard, Maurice Denis, Sérusier, Ranson et Vallotton ont défendu un art en lien direct avec la vie. Ils ont créé des œuvres originales destinées à agrémenter les intérieurs contemporains en réaction contre l’esthétique du pastiche historique en vogue à la fin du XIX° siècle. Les décors des Nabis constituent une expérience spécifique d’art total, basée sur un décloisonnement des techniques. Répondant le plus souvent à des commandes d’amis et de mécènes proches du groupe, ils reprennent des thématiques familières aux artistes comme l’association de la femme à la nature, l’intériorité, la spiritualité. Animés par le désir de créer un art accessible à tous, les Nabis ont innové dans le domaine de la tapisserie, du papier peint, du vitrail et de la céramique. Leurs créations, restées à l’état de prototypes, s’inscrivent dans le mouvement du renouveau décoratif défendu et popularisé en France par Siegfried Bing. La plupart des panneaux décoratifs des Nabis ont été dispersés au cours du temps. L’ambition de l’exposition est de reconstituer le plus complètement possible quelques-uns des ensembles majeurs de leur production.
Extraits des panneaux
Le thème des femmes au jardin dans les décors des Nabis ne décrit pas un lieu précis mais une temporalité fragile renvoyant au cycle des saisons ou de la vie. Bonnard, Vuillard, Maurice Denis et Ker-Xavier Roussel associent, dans une même stylisation en arabesque, motifs végétaux et silhouettes féminines.
Le décor monumental des jardins publics a été réalisé par Vuillard pour orner l'hôtel particulier de son ami Alexandre Natanson. Les panneaux devaient s’encastrer dans les boiseries du salon-salle à manger. Les « Intérieurs », conçus par le même Vuillard, dévoilaient l’intimité de ses riches amis (Natanson, Vasquez) enfermés dans des espaces tout entiers voués aux arts.
En 1895, Siegfried Bing demande à Maurice Denis de réaliser une frise décorative pour une chambre à coucher destinée à sa Maison de l’Art nouveau. Denis s’inspire du cycle de lieder de Schumann L’Amour et la vie d’une femme pour représenter des épisodes marquants de l’existence féminine, de la passion amoureuse à la maternité. Peint dans une tonalité crépusculaire dominée par la couleur bleue, le décor mêle des motifs familiers à des visions symbolistes. Très attaché à ce décor, Denis en réalise à la fin des années 1890 une nouvelle version pour la chambre de son épouse, Marthe
En décembre 1895, les Parisiens découvrent la première exposition organisée par Siegfried Bing dans sa Maison de l’Art nouveau. Les pièces remplies de meubles, de bibelots, de peintures, de sculptures et d’estampes sont aménagées comme un appartement. Des frises décoratives commandées par Bing à Denis et Ranson figurent au milieu de meubles conçus par l’architecte décorateur d’intérieur Henry Van de Velde.
À cette époque, presque tous les Nabis dessinent des projets d’arts appliqués répondant ou non à des commandes. Ils produisent des prototypes de petit format, comme des éventails ou des abat-jour, ou plus importants, comme des tapisseries ou des papiers peints. Certaines créations témoignent de l’intérêt des Nabis pour l’art japonais.
Le Décor pour Bing est un ensemble de sept panneaux conçu pour l’aménagement d’une salle à manger commandée par Bing à l’occasion de l’ouverture de son Salon de l’Art nouveau en 1895. Ranson choisit plusieurs thèmes liés au travail en plein air des femmes. Le traitement décoratif des silhouettes et du paysage aux lignes souples, la gamme chromatique simplifiée, le traitement rythmique des formes donnent une dimension allégorique au décor.
Certains artistes du groupe des Nabis se sont plus particulièrement intéressés à des sujets symbolistes, qu’ils ont transposés dans leurs décors. Les principaux représentants de ce courant sont Paul Sérusier, Paul-Élie Ranson, Maurice Denis, qui conçoivent l’art comme l’expression d’une pensée supérieure en lien avec la spiritualité, la philosophie, la poésie, l’ésotérisme.
En 1897, Paul Sérusier s’inspire du thème de la forêt – lieu de rites magiques, peuplé de créatures fantastiques – pour composer un ensemble destiné à la salle à manger de son ami, le sculpteur Georges Lacombe.
Le décor monumental de La Légende de saint Hubert, commandé en 1895 par Denys Cochin, était destiné à orner le cabinet de travail de son hôtel particulier. Avec l’apparition de la croix du Christ entre les bois d’un cerf, la réalité cruelle de la chasse est transcendée par les forces spirituelles.
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