Soleil Blanc - Leora
Автор: Leora Guillot
Загружено: 2020-10-01
Просмотров: 372
Quatrième chanson de L'Ancre
Autrice, compositrice, interprète, édition visuelle : Leora Guillot
Prise de son, mixage, mastering : NDLProds (Ouriel N'doli)
NDL Prods: https://instagram.com/ndlprods?igshid...
Paroles :
Quand se dissipe l’ivresse
Quand t’abandonnent les “je m’en fous”
Quand tu te retrouves là, seule
A r’garder la nuit par la f’nêtre
Les autres iront rire de la transe
Narguer l’esprit qui les lâche enfin
Et l’acide en nuage pénètre
Par ta fenêtre par tes yeux clairs
Comme le mensonge de ta force
Face à ces morts s’échappant de tes hanches
Le soleil blanc dure quelques pauses
Descend ton rire, décolore tes traits
Dis-toi si tu vacilles
Que personne ne sait vraiment
Pourquoi la nuit éclaire, inquiète, descend
Dis-moi si je t’entends
Penser la nuit, souvent
Que chaque mois est plus froid que l’autre
Mais que, nos ombres entremêlées,
On épuisera nos ectoplasmes
Autour des murs de tendresse
L'œil doux se morfond sous le poids des paupières
Les rêves sont fébriles et bientôt rescapés
Les larmes flétries sont sablées
Un air grave chante sa patience
Tu t'endors vivant comme un mort
Quand je le regarde dormir
Son souffle vibre avec le mien
Comme deux vomissements d'espace
Et ta vague légère, bien absente,
Fatigue, de sa vaste emprise,
Notre deux corps incapables
Dis-toi si tu transpires
Que personne ne sait vraiment
Pourquoi la nuit éclaire, inquiète, descend
Dis-moi si je t’entends
Creuser la nuit, souvent
Que chaque mois est plus froid que l’autre
Mais que, nos ombres entremêlées,
On épuisera nos ectoplasmes
Devant la lumière blanche du ciel
Tu as du mal à respirer
On est deux à suffoquer
À s'étouffer sous le vide
Le trombone s'éteint, courbe le dos
On aura essayé de vivre côte à côte
Barrer les deux sortes de toiles
Pour arriver à l'ombre d'un moi
On aura vécu dos à dos
Le pas coincé dans les bouteilles,
Les idées polies par l’alcool
Pour s’éloigner de ces fenêtres
Note: Chanson écrite en janvier 2020 et composée en février 2020.
Elle parle de dualité intérieure, de regrets et d'angoisses.
Le "tu" est utilisé pour parler d'un être intérieur qui rumine, qui cherche à s'oublier et se faire oublier. Parfois il est entendu, parfois ignoré. L'ivresse est un échappatoire, il se confond avec l'autre être (qu'on pourrait appeler être conscient ou être qui prend les décisions).
Le soleil blanc se réfère à la lune, c'est pour montrer la dualité qui revient claire et forte après un état de transe. La blancheur exprime donc la clarté et la violence au milieu du noir, mais aussi l'ambiguïté, quelque chose d'étrange.
Le refrain est toujours cette lettre dédiée à l'être intérieur, sur un ton qui se veut rassurant. En fait dans le refrain, il y a une tentative de rapprochement, les deux êtres sont au même niveau, l'être conscient accorde son attention à l'être caché. Dans les couplets, l'attention est accordée plutôt de façon observatrice, et on a moins cette impression d'égalité.
Le deuxième couplet implique une personne extérieure (un homme) dans un court moment de tendresse juste avant de dormir (du tendre d'un soir). La douleur s'endort et donc l'être intérieur aussi.
Ensuite c'est le garçon extérieur qui s'endort et donc il reste l'être conscient qui le regarde dormir et qui se sent se rapprocher de lui, vouloir ne faire qu'un en quelque sorte. Mais le tremblement léger intérieur s'empare du souffle et brise cette union.
Dans le deuxième refrain, l'être conscient est encore plus proche de l'être intérieur avec le "si l'on transpire" qui les met à égalité. L'utilisation du "creuser" au lieu du "penser" est pour monter que, même endormi, l'être intérieur creuse le souffle, l'esprit et angoisse en permanence.
Le dernier couplet a lieu à ciel ouvert, pendant une balade nocturne. C'est un moment où l'être conscient se laisse égaler complètement et bouillonne aussi. L'atmosphère est lourde.
Le trombone évoque la routine coulissante, bancale, passant d'une face à l'autre. Elle se tait et se couche comme un tapis.
Les deux toiles sont les deux faces et l'ombre d'un moi c'est l'illusion d'un être complet. Dans l'ombre les deux faces se mêlent parfois.
En fait cette fin de dernier couplet fait référence au premier couplet et à l'ivresse. Avec l'ivresse, les deux faces s'effacent. "Le pas" c'est l'ambition. Les fenêtres c'est par où on regarde la nuit, c'est là où on croise un soleil blanc qui éclaire et inquiète.
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