Bach – Chaconne for solo violinTedi Papavrami, violin Kanshô Miyashita, calligraphy
Автор: T. Papavrami
Загружено: 2025-10-11
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Avec gratitude envers Maître Kanshô Miyashita, venu de Nara pour cette rencontre,
et envers le Conservatoire de Musique de Genève, dont le silence et la lumière ont abrité cette Chaconne calligraphiée.
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With gratitude to Master Kanshô Miyashita, who came from Nara for this encounter,
and to the Geneva Conservatory of Music, whose silence and light sheltered this calligraphed Chaconne.
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奈良から来てくださった宮下寛昇氏、
そして「書のシャコンヌ」を
静寂と光の中で包んでくださったジュネーブ音楽院に、
心より感謝を。
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À propos de la Chaconne…
コラボがシャコンヌときき、すぐにシャコンヌがいつ何をイメージして書かれたかを調べてみました。
バッハが演奏旅行から帰ってきた時、既に奥様が亡くなっていて、葬儀も終っていたと。その時に書かれた曲だとありました。一方、いやこれは単なる舞曲で、関係ないという人もいたとか。その真偽のほどは私には解りません。
曲を改めて聴いてみると、最初の和音が、「単なる舞曲でこんな響きの出始めがあるのかな?」と思ったとたん、頭に浮かんだのが平家物語の前文。諸行無常。「祇園精舎の鐘」は、精舎にいる僧侶が亡くなると必ず鐘を鳴らしたと言います。
自分の最愛の相手が亡くなったらどんな気持ちなのだろう。頭は混乱、正常に判断できない中、転調して少し冷静になった時、彼女との出逢い、彼女との過ごした楽しい時間の回想へと移り、まるで会話をしているように聞こえる部分が心を打ちました。ここが島崎藤村の「初恋」、彼女との出逢いに心ときめく中間部です。
そしてまた最初の調に戻り、今度は悟りまでいかなくとも、死を受け入れたかのように平坦な音がつづく。しかし、曲の終る寸前にあの衝撃的な音がまた出てくる。完全には彼女の死を受け入れられないバッハをみるような思いで聴いていました。「いろは歌」は諸行無常、是生滅法、消滅滅己、寂滅為楽という言葉を分かりやすく書いた詩です。
この事はバッハの心とは異なるかも知れませんが、テディさんの弾かれるヴァイオリンと私の空想の世界が絡まれば、こんなに愉しいことはありません。
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Dès que j’ai appris que notre collaboration se ferait autour de la Chaconne, je me suis empressé de rechercher dans quelles circonstances cette œuvre avait été composée.
J’ai découvert qu’à son retour d’un voyage, Bach apprit la mort de son épouse, déjà inhumée, et que cette pièce aurait alors vu le jour.
Certains, en revanche, affirment qu’il ne s’agirait que d’une simple danse, sans lien direct avec ce drame. Je ne suis pas en mesure de trancher cette question.
En réécoutant la Chaconne, le tout premier accord m’a immédiatement frappé :
« Peut-on vraiment imaginer un tel début pour une danse ? »
À ce moment m’est revenu le prologue du Heike Monogatari et son évocation de l’impermanence des choses :
« Les cloches du temple de Gion résonnent… »
Je me suis alors interrogé : que ressent-on lorsque l’on perd l’être le plus cher ?
Dans la confusion, la musique module, se calme, et fait naître des souvenirs heureux de leur rencontre et de leurs moments partagés.
Cette section m’évoque la découverte amoureuse décrite dans Premier amour de Shimazaki Tōson.
Puis l’œuvre revient à la tonalité initiale, comme si Bach avait atteint une forme d’acceptation, sans aller jusqu’au détachement ultime.
Pourtant, juste avant la fin, ce son bouleversant resurgit : on croirait entendre l’écho de son incapacité à accepter pleinement la disparition de son épouse.
L’Iroha, enfin, exprime cette vérité bouddhique : « Tout est impermanent ; ce qui naît doit s’éteindre, et dans l’extinction réside la paix. »
Peut-être cela ne correspond-il pas exactement à la pensée de Bach —
mais si le violon de Tedi-san et mes rêveries se croisent, ce sera pour moi une immense joie.
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🎥 Live recording of the complete performance of Bach’s Sonatas and Partitas
📍 Franz Liszt Hall, Geneva – October 3–4, 2025
🎻 Violin: Tedi Papavrami
🖋️ Calligraphy: Kanshô Miyashita
🏫 Conservatoire de Musique de Genève
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