Libye : l’intérêt national doit passer avant les rivalités pour des gains politiques et personnels
Автор: Организация Объединенных Наций (французский)
Загружено: 2025-02-19
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Alors qu’elle célébrait le 14e anniversaire de la révolution du 17 février il y a à peine deux jours, le rêve d’une Libye civile, démocratique et prospère reste inachevé, a déclaré Mme ROSEMARY DICARLO, Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix. Des divisions profondes, une mauvaise gestion économique, des violations continuelles des droits humains et des intérêts nationaux et extérieurs concurrents continuent d’éroder l’unité et la stabilité de ce pays, a-t-elle constaté. Dans ce contexte, la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL) prend des mesures pour relancer un processus politique ancré dans les principes d’inclusion et d’appropriation nationale, a assuré la haute fonctionnaire.
Ainsi, le 4 février, un comité consultatif a été créé par la MANUL pour formuler des recommandations en vue de résoudre les questions controversées relatives à la législation électorale, qui ont empêché la tenue d’élections nationales. « Il ne s’agit pas d’un organe de prise de décision, mais ses propositions appuieront les efforts visant à éliminer les obstacles à la tenue d’élections nationales en Libye », a précisé Mme DiCarlo, en ajoutant qu’il serait composé de 20 personnalités libyennes, dont des experts juridiques et constitutionnels, avec 35% de femmes.
Parallèlement, la MANUL facilite les consultations entre experts économiques libyens indépendants pour identifier les priorités, obstacles et solutions à une bonne gouvernance économique. Reste que les divisions et la concurrence pour le contrôle des institutions de l’État continuent de dominer le paysage politique et économique libyen, a reconnu la Secrétaire générale adjointe, qui a dit qu’en dépit de l’engagement de la MANUL auprès de toutes les parties prenantes, aucun progrès n’avait été réalisé en ce qui concerne l’élaboration d’un budget unifié ou d’un cadre de dépenses convenu. « Il est essentiel de s’attaquer à ce problème afin de soutenir les efforts de la Banque centrale de Libye pour stabiliser la situation financière du pays et permettre des dépenses publiques transparentes et équitables », a-t-elle insisté. Elle a aussi fait part d’un désaccord croissant sur la nomination de la direction du bureau d’audit libyen, qui menace l’intégrité de cet organisme. Elle a exhorté toutes les parties à respecter l’indépendance du bureau et à maintenir les organes de surveillance libyens à l’abri de toute ingérence et de toute politisation.
Poursuivant, la Secrétaire générale adjointe a indiqué qu’après six mois de litiges et de décisions judiciaires contradictoires, le différend sur le poste de président du Haut Conseil d’État n’est toujours pas résolu.
Après le succès des élections locales dans 56 municipalités en novembre 2024, la Haute Commission électorale nationale a commencé les préparatifs du prochain groupe de 63 élections municipales, a signalé Mme DiCarlo en précisant que plus de 4 900 candidats ont été nommés, dont 1 345 femmes. Elle a insisté sur l’importance d’un financement adéquat par le Gouvernement pour procéder à la prochaine phase des élections municipales qui est l’inscription des électeurs.
Sur le plan sécuritaire, les activités des acteurs armés non étatiques et quasi étatiques demeurent une menace pour la fragile stabilité de la Libye. Mme DiCarlo a relaté divers incidents, tels que l’attaque armée à Tripoli du 12 février qui a blessé le Ministre d’État chargé des affaires du Cabinet, M. Adel Juma. Mme DiCarlo a encouragé les efforts des autorités libyennes pour mettre en œuvre les dispositions restantes de l’accord de cessez-le-feu, afin d’améliorer la situation sécuritaire fragile et de créer les conditions de la réunification et de la réforme des institutions sécuritaires, en particulier devant la tendance persistante aux arrestations arbitraires et aux disparitions forcées dans tout le pays.
Après avoir rappelé la nécessité urgente de protéger les migrants et de lutter contre la traite des êtres humains, la Secrétaire générale adjointe a indiqué qu’en décembre, une mission conjointe de la MANUL et de l’équipe de pays des Nations Unies à Koufra avait collaboré avec les autorités locales, les partenaires, les réfugiés et les communautés d’accueil pour renforcer les réponses humanitaires aux réfugiés soudanais. « Le chapitre libyen du plan régional d’aide aux réfugiés soudanais pour 2025 ambitionne d’aider 446 000 personnes et nécessite 106 millions de dollars, soit le double de l’aide de 2024, alors que les réfugiés continuent d’arriver en Libye », a-t-elle précisé, en demandant le soutien des bailleurs de fonds.
Pour en savoir plus, voir la couverture de la séance d'information sur la Libye au Conseil de sécurité : https://press.un.org/fr/2025/cs15999....
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