BRUNO MANTOVANI Concerto de Chambre nº1
Автор: Silicua hibrido
Загружено: 2012-11-10
Просмотров: 10117
Bruno Mantovani (1974)
Concerto de chambre n° 1, pour dix-sept musiciens
Composition : 2010.
Commande : Philharmonie de Berlin pour le Claudio-Abbado-Kompositionsträgers.
Création : le 16 juin 2010 à Berlin (Allemagne), Philharmonie, Orchestre de l'Académie Karajan, sous la direction
de Bruno Mantovani.
Dédicace : à Claudio Abbado.
Effectif : flûte/flûte piccolo/flûte en sol/petite cymbale, hautbois/cor anglais/tam-tam aigu, clarinette en si bémol/
triangle, clarinette en si bémol/clarinette basse/chimes, basson/gong, cor en fa/triangle, trompette en ut/crotale,
trombone/cymbale cloutée, tuba/bol tibétain, 2 percussions, harpe, 2 violons, alto, violoncelle, contrebasse.
éditeur : Henry Lemoine.
Durée : environ 23 minutes.
Entre 2006 et 2009, je me suis consacré principalement à l'écriture orchestrale (Time Stretch, Finale,
Concerto pour deux altos) et à la notion de narration (plusieurs œuvres chorales, mon opéra L'Autre
Côté d'après Alfred Kubin, mon ballet Siddharta). Quand la Philharmonie de Berlin m'a proposé de
composer une pièce pour un effectif d'une quinzaine de musiciens sans argument dramaturgique
précis, j'ai immédiatement saisi l'occasion de revenir à une forme plus spéculative, présumant qu'il
y avait là l'occasion de faire évoluer mon langage, de tenter de nouvelles expériences. j'ai composé
ce Concerto de chambre n° 1 alors que j'avais interrompu le travail sur mon second opéra (dont le
livret s'inspire de la vie de la poétesse Anna Akhmatova), et j'ai ressenti l'absence d'un livret (ce que
je n'avais pas connu depuis plus de deux ans) comme un obstacle infranchissable. Véritablement
bloqué devant les pages blanches, j'ai alors réalisé que même dans le domaine de la « musique
pure », j'avais besoin de considérer l'œuvre comme un parcours très logique, comme une évolution
de « personnages musicaux » (selon la terminologie de Messiaen), identifiables et caractérisés, qui
pouvaient marquer l'écoute par leur luxuriance, mais aussi par leur simplicité (ce qui est plutôt rare
chez moi). Quelques motifs très basiques ont émergé lors des nombreuses esquisses préparatoires :
une gamme fusée, et un accord se transformant en un autre par des glissandi micro-tonaux.
Afin d'unifier ces deux idées, je pensais à une explosion première, à un élément qui pourrait
faire naître ces éléments, et j'ai décidé d'adjoindre à tous les instruments à vent une percussion
résonnante, dont l'impact apparaîtrait comme le déclencheur de formules volubiles. Mais c'est
surtout sur le plan de la forme que j'ai tenté de renouveler mon langage. j'ai essayé, malgré une
certaine énergie générale, de travailler sur la notion d'attente, comme si pour une fois dans mes
partitions, les directions étaient moins linéaires, moins fondées sur la progression. Les éléments se
contredisent plus qu'ils ne se déduisent, une texture très nouvelle apparaît à la moitié de l'œuvre
(avec le déplacement d'un clarinettiste et d'un violoniste à deux endroits lointains sur la scène
pour créer un jeu d'échos), et la fin laisse la part belle à la répétition de motifs obsessionnels, hachés
de silence. Finalement, ce Concerto de chambre n° 1 est sûrement ma pièce la moins « logique »
et la plus troublante, dont l'équilibre naît de coups de théâtre permanents (je pense notamment
à la cadence donnée par les deux jeux de cloches tubes, annonciatrice de la coda).
Доступные форматы для скачивания:
Скачать видео mp4
-
Информация по загрузке: