#Verdict
Автор: DocsVerdict
Загружено: 2015-11-10
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Affaire Calie - Entretien autour de l'expertise psychiatrique légale d'une mère accusée d'infanticides. "Bonne Mère" // "Mauvaise Mère"
1ère hypothèse : le "syndrome de Münchhausen par procuration"
"Verdict" n°51 - #VerdictEmission
Cécile Calie, 31 ans, est poursuivie pour avoir étouffé son fils Flavien, âgé de 18 mois, en 2004, sa fille Amandine, 6 mois, en 2007 et exercé des violences volontaires sur un autre de ses fils Lukas, 1 mois, en 2009, puis à nouveau sur le même enfant en 2010.
Le scénario répétitif de ces passages à l’acte intrigue : à chaque fois, Cécile Calie, enceinte, est hospitalisée en psychiatrie ; quelques temps après la naissance, elle se livre à une première manœuvre d’étouffement non létale et appelle le SAMU. Au retour de l’enfant d’hospitalisation, elle le tue mais les enquêtes concluent à des morts naturelles. Seul Lukas échappera à ce cycle infernal après trois tentatives. Les aveux tardifs de Cécile seront lapidaires, jamais explicatifs.
La vie de la jeune femme a toujours été chaotique : abandonnée à l’âge de 9 mois par ses parents biologiques, elle est élevée par des familles d’accueil. Très vite, elle présente des graves troubles du comportement qui conduiront à de très nombreuses hospitalisations en psychiatrie tout au long de sa vie : anorexie, automutilations, tentatives de suicide puis, à l’adolescence, alcoolisation massive, prises de stupéfiants, fugues,… Elle a toujours voulu des enfants, souhaitant présenter le visage de la « bonne mère » que sa propre mère n’a pas été en l’abandonnant.
Une première expertise psychiatrique retient un « syndrome de Münchhausen par procuration », cette pathologie consistant pour une mère à rendre son enfant malade pour qu’il soit pris en charge par le milieu médical. Une contre-expertise conclut à la « mise en abîme » par Cécile de sa propre vie, pour se punir en permanence de la culpabilité qu’elle ressent inconsciemment d’avoir été la responsable de l’abandon parental initial. Elle aurait ainsi réussi à surpasser sa propre mère dans le registre de la « mauvaise mère », devenant ce « monstre » dont elle assume le rôle.
L’Avocate Générale requiert 20 ans de réclusion criminelle.
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