Le chien Courant Suisse par Jean-Pierre Boegli
Автор: Billebaudes de Tom
Загружено: 2016-07-02
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Histoire des chiens courants suisses.
A l’origine, dans l’Antiquité, les caractères morphologiques et psychologiques des races de chiens de chasse étaient uniquement déterminés par leur engagement. On admet généralement l’existence d’un chien de taille moyenne, à longues oreilles papillotées et gorge de « hurleur », appelé chien d’Occident, qui aurait déjà vécu sur le sol européen à une époque très ancienne et que l’on aurait employé comme chien courant. Il a fallu attendre la rédaction de La Cynégétique de l’historien grec Arrien, au 2e siècle de notre ère, pour en savoir un peu plus.
Ce qu’Arrien écrivit autrefois sur la chasse et les chiens de chasse celtiques semble être également valable pour la situation rencontrée sur un sol suisse couvert de forêts : les Celtes chassent plus pour jouir de la beauté même de la chasse que pour se procurer de la venaison. Ce n’est donc certainement pas par hasard que les chiens courants ont trouvé leur forme la plus parfaite précisément là où les Celtes ont séjourné le plus longuement. Derrière leurs murs, les villes fortifiées et les monastères préservèrent les biens culturels des désordres entraînés par les grandes invasions et les conservèrent jusqu’au haut Moyen Âge.
A la fin du Moyen Âge, les chiens courants suisses jouissaient d’une bonne renommée en France, en Allemagne et en Italie.
Afin de préserver ces magnifiques chiens courants d’un déclin irrémédiable, quelques amis décidés et inconditionnels de la chasse à cor et à cri se réunirent le 18 juillet 1903 à Lausanne et fondèrent le Club des chiens courants suisses (CCC). En regard d’une situation très critique pour les chiens courants, le président du nouveau club, W. von Bonstetten, Berne, reconnut fort justement qu’il fallait inviter les chasseurs, eux-mêmes responsables des vicissitudes que connaissaient les chiens courants, à conduire ces derniers conformément aux lois et aux traditions de la chasse. Dans ce sens, il élabora un règlement d’épreuve de chasse pratique qui stipulait, entre autres, que :
1. L’on ne devait chasser qu’avec un seul chien.
2. Le chien devait quêter activement, tout en restant constamment sous la main de son conducteur.
3. Lorsqu’il a perdu la voie, le chien doit revenir auprès de son conducteur dans la demi-heure qui suit.
4. Il doit également revenir lorsqu’on le rappelle en sonnant de la trompe, ou encore lorsqu’il quête et que la nuit tombe.
(Texte de Jean-Pierre Boegli in Chasse & Nature, avril 2020).
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