La Coordination Rurale tente d'approcher Emmanuel Macron malgré la police au Salon de l'Agriculture
Автор: CLPRESS / Agence de presse
Загружено: 2025-02-23
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Des tensions ont éclaté ce samedi au Salon de l’Agriculture à Paris, où des membres de la Coordination Rurale (CR) ont été bloqués par les forces de l’ordre alors qu’ils tentaient de rejoindre des rendez-vous officiels à l’intérieur du parc des expositions. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des CRS empêchant des agriculteurs de circuler librement dans les allées, alimentant le mécontentement d’un secteur déjà en crise.
Cette confrontation intervient alors qu’Emmanuel Macron a inauguré la 61ᵉ édition du Salon, appelant à une "Europe unie et forte" pour relever les défis agricoles. Malgré cet appel au dialogue, la situation reste tendue, notamment en raison des inquiétudes persistantes sur l’accord de libre-échange UE-Mercosur et les difficultés économiques du secteur. La Coordination Rurale, qui a gagné en influence ces derniers mois, estime que les mesures gouvernementales restent insuffisantes face aux attentes des agriculteurs.
Un climat de défiance persistant
L’an dernier, le Salon de l’Agriculture avait été marqué par de violents heurts entre agriculteurs et forces de l’ordre, symbolisant la colère d’un secteur en crise. Des manifestants avaient forcé un barrage de CRS, scandant "Ici, c’est chez nous !", tandis qu’Emmanuel Macron, hué, devait circuler sous protection renforcée. Malgré les 500 millions d’euros d’aides annoncés par l’exécutif, la défiance du monde agricole n’a pas diminué.
Christian Convers, secrétaire général de la Coordination Rurale, estime que la situation est encore plus préoccupante cette année. "Les perspectives sont encore plus sombres que l’an dernier", déclare-t-il, pointant du doigt l’impact des conditions climatiques et sanitaires sur la production agricole. Il dénonce également une impuissance gouvernementale : "On a des discussions avec les ministres, mais rien ne se concrétise. On a l’impression d’un plan de liquidation de l’agriculture."
L’année écoulée a été marquée par des mobilisations agricoles sans précédent. Le mouvement a débuté en janvier 2024 en Occitanie avec les blocages d’autoroutes, avant de s’étendre à tout le pays. Des barrages routiers ont paralysé plusieurs axes, tandis que des actions coup de poing ciblaient les centrales d’achat et les grandes enseignes agroalimentaires. Les agriculteurs ont dénoncé la pression fiscale, la concurrence internationale et la baisse de leurs revenus, réclamant des mesures concrètes pour préserver leurs exploitations.
Les conditions climatiques ont également aggravé la situation. L’excès de pluie a entraîné la pire récolte de blé en 40 ans, tandis que les vendanges ont chuté d’un quart. L’élevage a été frappé par des épidémies décimant les troupeaux, ajoutant une nouvelle source d’angoisse pour les exploitants.
Dans ce contexte, le rejet de l’accord UE-Mercosur est devenu un enjeu central pour les agriculteurs français, qui dénoncent une concurrence déloyale et des normes environnementales déséquilibrées. La Coordination Rurale a réussi une percée historique aux élections aux chambres d’agriculture, remettant en cause l’hégémonie de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs.
Le 61ᵉ Salon de l’Agriculture, qui s’ouvre avec plus de 600 000 visiteurs attendus, met à l’honneur Oupette, une vache limousine de six ans, accompagnée de son éleveur. Malgré les tensions, les organisateurs espèrent une édition plus apaisée et propice aux échanges. Jérôme Despey, président du Salon et vice-président de la FNSEA, veut "redonner espoir aux paysans" et tourner la page des affrontements de l’an dernier.
Toutefois, les mesures de sécurité ont été renforcées et une nouvelle charte limite désormais la taille des délégations politiques à 25 personnes pour éviter les débordements. Certaines figures politiques, comme Jordan Bardella, ont cependant prévu de contourner cette règle en échelonnant leur visite sur plusieurs jours.
À la veille du Salon, la loi d’orientation agricole a été définitivement adoptée par le Parlement. Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, voit en cette réforme une avancée positive, affirmant qu’elle reconnaît l’agriculture comme "intérêt général majeur". Cette loi vise à simplifier certaines démarches administratives, faciliter la transmission des exploitations et encourager l’installation de jeunes agriculteurs.
Alors que les tensions restent vives, cette édition du Salon de l’Agriculture s’annonce comme un moment clé pour tenter de renouer le dialogue entre les agriculteurs, les consommateurs et les décideurs politiques.
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