04- La place des Chimères
Автор: Sullinde
Загружено: 2026-01-10
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Dans la chambre aux rideaux lourds de poussière d’or,
Je suis assise, le visage peint en lune morte.
Des nuages sortent de moi comme un trop-plein de ciel,
Ils s’accrochent à mes poignets, refusent de partir.
Tu te tiens là, chapeau plus grand que la nuit.
Des cumulus s’échappent en volutes autour de ton cou.
Tu tends un cintre rose vers un vide absolu,
Comme si l’on pouvait y suspendre nos rêves nus.
Nuages accrochés, nuages accrochés,
On les porte sur nous comme des habits trop grands.
On vole sans partir, on rêve sans dormir,
Dans cette pièce où le temps s’est pendu.
Nuages accrochés, laissez-nous tomber,
Ou emportez-nous loin de ce vieux théâtre gris.
J’ai un avion de bois qui ne décollera jamais,
Et un cadre vide où ton portrait n’a pas tenu.
Tu peins l’air avec un pinceau tombé par terre,
La palette renversée pleure des couleurs perdues.
Le globe tourne à l’envers sur son axe rouillé,
La roue dentée grince une musique sans fin.
On est les marionnettes d’un metteur en scène ivre,
Qui a oublié la chute et le grand rideau final.
Nuages accrochés, nuages accrochés,
On les porte sur nous comme des habits trop grands.
On vole sans partir, on rêve sans dormir,
Dans cette pièce où le temps s’est pendu.
Nuages accrochés, laissez-nous tomber,
Ou emportez-nous loin de ce vieux théâtre gris.
Si je lâche l’avion, est-ce qu’il s’envolera ?
Si tu poses le cintre, est-ce qu’on se déshabillera ?
Les nuages gonflent… gonflent…
Et la pièce devient ciel… Et nous, on reste là,
Trop lourds pour monter.
Nuages accrochés, nuages accrochés,
Déchirez-vous enfin, laissez-nous respirer.
On n’a plus besoin de voler pour s’échapper,
Il suffit d’ouvrir la porte qu’on n’a jamais vue.
Nuages accrochés…
...
On tombe...
...
On sombre mais on s'en fout
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