B&O BEOCORD 1200, Forever Young - Alphaville
Автор: Vintage Audio Passion
Загружено: 2025-11-21
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Le Beocord 1200 occupe une place particulière dans l’histoire de Bang & Olufsen pour deux raisons majeures. D’une part, il s’agit du premier magnétophone B&O conçu spécifiquement comme élément d’un système cohérent de composants assortis. D’autre part, il fut également le dernier magnétophone à bandes ouvert produit en quantité par la marque. Lorsqu’il est apparu, rien ne laissait encore présager que la cassette compacte de Philips deviendrait la référence incontournable de l’enregistrement domestique. Dans ce contexte, lancer un nouveau magnétophone à bobine ouverte restait une démarche logique pour une entreprise soucieuse de proposer du matériel moderne et attractif.
Le Beocord 1200 prenait place dans la gamme à un niveau comparable à celui de son prédécesseur, le Beocord 1800, mais les deux modèles ne sont pas véritablement comparables. Alors que le 1800 flirtait avec les performances professionnelles, le 1200 s’inscrivait clairement dans la catégorie domestique haut de gamme. Pour en témoigner, il ne disposait pas de têtes séparées pour l’enregistrement et la lecture, n’était pas équipé d’absorbeurs de mou, ne proposait que deux vitesses (3¾ et 7½ ips) et n’était disponible qu’en configuration 4 pistes.
Afin de faciliter son intégration dans l’environnement domestique, le châssis fut conçu extrêmement fin, nécessitant l’utilisation d’un moteur spécial Papst. Le mécanisme fut aménagé pour fonctionner aussi bien à la verticale qu’à l’horizontale, une particularité remarquable à l’époque. Les bobines étaient maintenues par des capuchons en caoutchouc gaufré portant le logo B&O, et des pieds repliables situés sur le couvercle inférieur pouvaient être déployés pour stabiliser l’appareil en position verticale.
Les leviers de contrôle de bande, déjà familiers des utilisateurs, furent repris, mais le mécanisme interne était entièrement nouveau. Parmi les innovations notables, le volant d’inertie du cabestan, entraîné par deux courroies parallèles pour compenser les irrégularités, et un changement de vitesse électrique, obtenu en activant différents enroulements du moteur. L’avance rapide, dans les deux sens, faisait automatiquement tourner le moteur à pleine vitesse. Les courroies et poulies étaient accessibles très facilement en retirant simplement le couvercle en aluminium du plateau, clipsé et démontable sans outil.
Pour l’utilisateur domestique, la simplicité était essentielle. Le Beocord 1200 offrait donc un panneau de commande épuré, avec des fonctions principales accessibles via des boutons-poussoirs : sélection de piste, choix de la source d’enregistrement, vitesse de la bande et un contrôle automatique du niveau (en réalité un limiteur). Ce type de fonction ne réapparaîtrait plus sur un Beocord avant le modèle 5500 à la fin des années 1980. L’appareil comportait aussi un bouton de sonorisation, permettant d’acheminer le microphone ou une source auxiliaire vers l’amplificateur principal (typiquement un Beomaster 1200), ainsi qu’un amplificateur casque intégré, doté de son propre réglage de volume.
Deux indicateurs lumineux d’enregistrement étaient placés entre les vu-mètres. Ils s’illuminaient en orange lors de la prise de son. Bien que leur apparence ne le laissait pas deviner, il s’agissait en réalité de lampes au néon, alimentées par la tension alternative élevée envoyée à la tête d’effacement. Enfin, un couvercle en plastique transparent protégeait l’appareil et la bande lorsqu’ils n’étaient pas utilisés. Parce que le Beocord 1200 avait été dessiné pour s’accorder esthétiquement avec le Beogram 1200, ce couvercle était identique et interchangeable entre les deux appareils.
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