non à l'incinérateur de Givet 2024
Автор: 2ezMedia production
Загружено: 2024-02-13
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De la bouche même de l’industriel, le seul aspect positif pour la population est la création d’emplois dont le nombre annoncé fluctue autour d’une centaine, l’autre bénéfice étant, selon lui, qu’ « il faut bien brûler les déchets quelque part » ! Argument d’une frappante pertinence, on le lui accorde.
Faut-il mettre à mal toute une région dont la vocation est principalement agricole, forestière et touristique pour motif qu’ « il faut bien brûler les déchets quelque part » !
Le projet dont l’ambition est d’incinérer 950.000 tonnes de déchets dangereux et non dangereux va très clairement à l’encontre de la vocation socio-économique de notre région, essentiellement agricole, forestière et touristique.
Bon nombre d’agriculteurs de notre région développent des projets d’agricultures durable et bio, sans compter une population dite néo rurale hautement qualifiée en provenance de nombreuses autres régions du pays qui y apporte un souffle nouveau , avec un projet de vie alternatif, prônant le respect de l’environnement et de la biodiversité, les circuits courts et une qualité de vie proche de la nature, forts de s’installer dans une région par ailleurs classée Natura 2000, pour rappel considérée comme «sites naturels ou semi-naturels de l'Union européenne ayant une grande valeur patrimoniale, par la faune et la flore exceptionnelles qu'ils contiennent ».
Nul ne niera que cet incinérateur va transformer cette région d’exception en dépotoir au sens propre du terme.
En outre, il n’y a pas à douter, qu’en cas d’accident industriel, la dangerosité de ces installations doit avoisiner les risques Seveso.
Notons également que le risque d’incendie est loin d’être négligeable et que les services d’incendie auront à être renforcés à grand renfort de deniers publics.
Mais de cela, l’industriel n’a que faire et n’a pas jugé bon de commenter.
En admettant même que le bruit de l’incinérateur soit dans les normes, l’augmentation pure et simple des nuisances sonores est indéniable sans même prendre en compte le bruit des camions. En effet, le projet se propose de traiter 950K tonnes de déchets. L'on peut s'attendre à 27 passages camion par heure soit presque 1 passage de camion toutes les deux minutes.
On comprendra non seulement le niveau de nuisances sonores mais aussi la dégradation prévisible des routes avec un tel trafic. Dégradation des routes qui devra être une fois de plus assumée par les deniers publics.
Lors de cette séance, un médecin a pris la parole pour dénoncer le fait que les particules fines qui seront émises parce que, justement, elles sont plus fines sont un fléau pour les voies respiratoires supérieures et inférieures sans parler de possibles risques cognitifs et de retard de développement de l’appareil respiratoire des jeunes enfants y compris in utero.
Au vu des quantités d’eau que nécessite cette activité (on parle de 950.000 tonnes par an à incinérer) et les sécheresses que nous rencontrons dans notre région avec le réchauffement climatique qu’adviendra-t-il de nos nappes phréatiques, de nos prés, de nos forêts, de notre faune?
La question n’a pas été posée mais restent néanmoins à clarifier.
Outre tous les risques repris ci-dessus , et qui nous paraissent incontestables, identifiés par l’enquêtrice elle-même, le risque de rejet du projet par la population n’a pas même été envisagé.
Pire, on a voulu vite fait faire une première séance d’information dans un local qui ne permettait pas d’accueillir tous les participants, c’est dire !
Il a donc fallu reporter la séance dans un endroit plus vaste, avec encore des participants debout et en prévoir une deuxième parce que les porteurs de projet ne pouvaient pas répondre aux questions.
Là également, en termes de gestion de projet, on observe un manque total de sérieux et de professionnalisme.
Aucune contrepartie n’est proposée à la population pour compenser un seul de ces risques, ni pour la dépréciation des biens immobiliers et des terrains qu’engendre inévitablement la présence d’une industrie extrêmement dangereuse et polluante.
La balance des risques et des bénéfices est absolument claire, nous ne voulons pas de cette industrie chez nous.
Quant à l’industriel, avec un mépris et un dédain consternant et réitéré, il a eu le toupet de dire dans la presse qu’il « irait jusqu’au bout » et a le front de se présenter devant un auditoire plus que plein et de ne répondre que par monosyllabes.
Il y a fort à parier que les populations locales, belges et françaises iront jusqu’au bout également.
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